Ce qu’il faut savoir sur la chaudière Elm Leblanc dont le reset clignote
- Le manomètre doit indiquer entre 1 et 1,5 bar à froid : en dessous, la chaudière se met en sécurité.
- Je m’arrête à 2 resets : le reset efface le blocage, pas la cause.
- L’entretien annuel est obligatoire de 4 à 400 kW (décret n° 2009-649 du 9 juin 2009), avec attestation sous 15 jours.
- Odeur de gaz : ferme l’arrivée, aère, sors, puis appelle le 0 800 47 33 33 (GRDF).
- Santé publique France compte près de 4 000 intoxications au monoxyde de carbone par an.
5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 15 octobre 2026
Le voyant parle selon le modèle
Acléis, Mégalis ou Amelia n’affichent pas les mêmes signaux. Ta notice tranche.
Le reset efface, il ne répare pas
Un blocage qui revient signale une cause réelle : pression, gaz, sonde ou électrode.
Le CO ne prévient pas
Incolore et inodore, il passe inaperçu. L’entretien annuel sert aussi à le mesurer.
Quand le reset clignote sur ta chaudière Elm Leblanc, je fais toujours la même chose : je relève, je vérifie, puis j’appuie une fois. Le manomètre doit afficher entre 1 et 1,5 bar à froid. C’est le contrôle le plus rapide, et le seul que tu fais sans outil ni risque. Sous cette plage, la chaudière se met en sécurité et ton voyant te le fait savoir.
Le premier geste : noter, vérifier, puis un seul reset
Voici l’ordre que je te conseille, du plus simple au plus engageant. Il règle une bonne part des blocages sans appel à un professionnel.
- Note ce qui clignote : le voyant reset, une température (40, 50, 60 ou 70 selon les modèles) ou un code. Photographie le tableau de commande.
- Lis le manomètre, à froid.
- Vérifie que le robinet de gaz est ouvert et que la chaudière reçoit du courant.
- Appuie sur reset une seule fois, puis laisse le cycle d’allumage aller au bout.
Mon repère tient en un chiffre : deux resets au maximum, espacés de quelques minutes. Au troisième blocage, je ne touche plus à rien. Le reset efface le blocage, pas sa cause. Si tu relances dix fois, tu fais redémarrer un appareil qui a coupé le gaz pour une raison précise.

Pourquoi ta chaudière Elm Leblanc clignote-t-elle ?
Le clignotement indique que la carte électronique a coupé l’appareil par sécurité. Plusieurs causes produisent le même symptôme, et tu en repères la plupart toi-même. La signification exacte d’un voyant change d’un modèle à l’autre, entre l’Acléis, la Mégalis ou l’Amelia. La notice de ton modèle fait foi, pas un forum.
| Ce que tu observes | Cause probable | Ton geste |
|---|---|---|
| Aiguille sous 1 bar | Perte d’eau dans le circuit | Remplir lentement jusqu’à 1,5 bar |
| Pas de flamme, code EA | Défaut d’allumage : gaz coupé, électrode encrassée | Contrôler le robinet de gaz, un reset, puis chauffagiste |
| Eau chaude ou chauffage absents | Sonde de température défaillante | Appeler un professionnel |
| Arrêts et redémarrages seuls | Poussière sur le brûleur ou l’électrode d’ionisation | Faire nettoyer par un professionnel |
| Blocage après une coupure de courant | Relance non faite à la remise sous tension | Un reset, pas davantage |
Dans mon arbitrage, la pression passe avant tout le reste. Elle se contrôle en un coup d’œil, elle explique beaucoup de blocages et elle ne coûte rien. Un voyant qui clignote après un remplissage ou après une longue absence pointe d’abord vers elle. Je mets la poussière et la sonde en dernier : ces causes-là demandent un outil et un diagnostic que toi, tu n’as pas.
Que faire toi-même, cause par cause ?
Trois contrôles sont à ta portée : la pression, le gaz et le courant. Fais-les dans cet ordre, sans rien démonter. Note la date de chaque blocage dans ton téléphone : un historique aide un chauffagiste davantage qu’une impression de « ça arrive de temps en temps ».
Remonter la pression
Repère le robinet de remplissage sous la chaudière. Ouvre-le lentement, surveille l’aiguille et referme-le vers 1,5 bar. Fais cette lecture à froid : en chauffant, l’eau gonfle et la pression grimpe toute seule. Le remplissage se fait avec l’eau du robinet, sans additif. Si l’aiguille retombe en quelques jours, le circuit fuit quelque part : appelle un chauffagiste plutôt que de remplir en boucle. Si le haut d’un radiateur chauffe mal et gargouille, purge-le avec la clé prévue, puis relis l’aiguille : l’air chassé fait baisser la pression, et il te faudra peut-être compléter.
Contrôler le gaz
Vérifie que le robinet de gaz est ouvert, poignée dans l’axe du tuyau. Un robinet fermé après des travaux ou une absence peut produire le même blocage qu’une vraie panne. En cas d’odeur de gaz, tu ne touches ni interrupteur ni reset. Ferme l’arrivée, ouvre les fenêtres, sors, puis appelle le 0 800 47 33 33, numéro d’urgence gaz de GRDF, depuis l’extérieur.

Vérifier l’alimentation électrique
Regarde ensuite ton tableau électrique : un disjoncteur déclenché prive la carte de courant, même si la chaudière fonctionne au gaz. Le raisonnement ressemble à celui d’une plaque électrique qui disjoncte après nettoyage : tu cherches ce qui a déclenché avant de réarmer, tu ne rallumes pas à l’aveugle.
Comment lire les codes d’erreur de ta chaudière ?
Certains modèles affichent une lettre suivie de chiffres, d’autres seulement des voyants de température qui clignotent. Sur la Mégalis, des sites de dépannage citent le code C6, tandis que d’autres modèles affichent EA pour un défaut d’allumage. Je me méfie des listes de codes trouvées au hasard : un même code ne veut pas toujours dire la même chose d’un modèle à l’autre.
Appuie sur le bouton d’information jusqu’à l’affichage du code, et note-le avant tout reset. Ce relevé fait gagner du temps au chauffagiste, qui sait par où commencer. Tu trouves la référence de ton modèle sur la plaque signalétique, puis la notice en PDF sur le site du fabricant. Avant d’appeler, prépare trois informations :
- le modèle exact de ta chaudière
- le code ou le voyant qui clignote
- le nombre de resets déjà faits

Entretien annuel et monoxyde de carbone : ce que dit le texte
Le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 et l’arrêté du 15 septembre 2009 imposent un entretien annuel pour les chaudières de 4 à 400 kW, qu’elles brûlent du gaz, du fioul, du bois ou du charbon. Le professionnel te remet une attestation sous 15 jours. Garde-la deux ans, selon UFC-Que Choisir. Compte 100 à 180 € TTC pour une visite seule et 120 à 250 € TTC par an pour un contrat.
En location, l’entretien courant incombe au locataire (décret n° 87-712 du 26 août 1987), donc à toi dans ce cas. Sans attestation, le bailleur peut retenir le coût de l’entretien sur le dépôt de garantie. Une chaudière bien suivie consomme moins, ce qui pèse sur ta facture autant que le choix d’un frigo de classe A ou B.
Le danger, ici, vient du monoxyde de carbone. Santé publique France dénombre près de 4 000 intoxications par an dans le pays. Ce gaz est incolore, inodore et sournois, comme le décrit l’INRS dans sa fiche toxicologique n° 47. Pendant la visite, le technicien mesure le CO dans le local. Sur un modèle au gaz, une valeur entre 10 et 50 ppm signale un dysfonctionnement, et au-delà de 50 ppm un risque d’intoxication.
⚠️ Maux de tête, nausées ou fatigue soudaine dans la pièce de la chaudière : ouvre les fenêtres, sors, puis appelle le 15, le 18 ou le 112. Ne retourne pas vérifier le reset.
Quand appeler un professionnel sans attendre ?
Je trace la limite là où l’outil commence. Tu appelles un chauffagiste dans chacun de ces cas :
- deux resets sans résultat, ou un blocage qui revient dans la semaine
- une pression qui retombe sous 1 bar en quelques jours
- des bruits inhabituels, une fuite d’eau ou de la fumée près de l’appareil
- un code qui désigne la sonde, l’électrode ou la carte électronique
Remplacer un brûleur, une électrode d’allumage ou une carte électronique n’entre pas dans les gestes d’une particulière. Je te déconseille de démonter quoi que ce soit : une erreur de montage sur un appareil à gaz coûte bien plus cher qu’une visite. Si tu loues, préviens aussi ton bailleur ou ton agence : une fuite ou une pièce hors d’âge peut le concerner, et un message écrit garde une trace de la date.
Vrai ou faux : teste tes réflexes de chaudière
Question 1 / 3
Appuyer plusieurs fois sur reset finit toujours par relancer la chaudière.
Bonne réponse. Le reset efface le blocage mais pas la cause. Mon repère : 2 resets au maximum, puis le chauffagiste.
Eh non. Le reset efface le blocage mais pas la cause. Mon repère : 2 resets au maximum, puis le chauffagiste.
Question 2 / 3
Une pression de 0,5 bar ne gêne pas tant que l’eau chaude coule.
Bonne réponse. La plage attendue à froid va de 1 à 1,5 bar. À 0,5 bar, la chaudière se met en sécurité.
Eh non. La plage attendue à froid va de 1 à 1,5 bar. À 0,5 bar, la chaudière se met en sécurité.
Question 3 / 3
L’entretien annuel d’une chaudière gaz de 4 à 400 kW est obligatoire.
Bonne réponse. Le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 impose cet entretien chaque année, avec une attestation sous 15 jours.
Eh non. Le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 impose cet entretien chaque année, avec une attestation sous 15 jours.
Score : 0 sur 3. Relis les gestes ci-dessus avant de toucher à ta chaudière.
Score : 1 sur 3. Reprends le tableau des causes et le repère des deux resets.
Score : 2 sur 3. Tu tiens les bons réflexes, il reste un point à revoir.
Score : 3 sur 3. Tu sais quand réarmer et quand appeler un chauffagiste.
FAQ sur la chaudière Elm Leblanc qui clignote
Que signifie le clignotement du reset sur une chaudière Elm Leblanc ?
La carte électronique a mis l’appareil en sécurité. La cause varie selon le modèle : pression sous 1 bar, défaut d’allumage (code EA), sonde ou électrode. Relève le signal et lis la notice avant de relancer.
Comment relancer ma chaudière Elm Leblanc en toute sécurité ?
Contrôle d’abord le manomètre (1 à 1,5 bar à froid), le robinet de gaz et le courant, puis appuie une fois sur reset. Au deuxième blocage, appelle un chauffagiste : le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 encadre déjà l’entretien annuel.
Pourquoi le bouton reset de ma chaudière s’allume-t-il ?
Il s’allume ou clignote quand la chaudière attend une relance manuelle après une mise en sécurité. Selon Santé publique France, près de 4 000 intoxications au CO sont dénombrées par an : si une odeur de gaz accompagne le signal, ne touche à rien et appelle le 0 800 47 33 33.
Combien coûte l’entretien annuel d’une chaudière gaz ?
Selon UFC-Que Choisir, une visite seule coûte généralement entre 100 et 180 € TTC, et un contrat entre 120 et 250 € TTC par an. L’attestation arrive sous 15 jours.
Sources
- Santé publique FranceMonoxyde de carbone
- INRSMonoxyde de carbone, fiche toxicologique n° 47
- UFC-Que ChoisirEntretien d’une chaudière : les pièges à éviter




