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Quel est le groupe sanguin le plus rare au monde ?

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L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur le groupe sanguin le plus rare

  • Le système ABO classe le sang en quatre groupes, découvert par Karl Landsteiner en 1901.
  • En France, l’AB négatif et le B négatif ne pèsent chacun que 1 % de la population.
  • Le Rhésus négatif concerne 15 % des Français, tous groupes confondus.
  • Le phénotype Bombay touche environ une personne sur un million dans le monde.
  • Le Rh-null, le sang doré, n’a été identifié que chez moins de 50 personnes au monde.

5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 14 août 2026

01

Système ABO

Quatre groupes selon deux antigènes, A et B, présents ou absents sur tes globules rouges.

02

Facteur Rhésus

Positif ou négatif selon la présence de l’antigène D. Il double le nombre de groupes possibles.

03

Donneur universel

Le O négatif se transfuse à tout le monde. L’AB positif, lui, peut recevoir de tous les groupes.

04

Groupes rares

Du B négatif à un million, jusqu’au Rh-null identifié chez à peine 50 personnes au monde.

Le groupe AB négatif ne concerne qu’un pour cent de la population française, et le vrai record de rareté se joue ailleurs, du côté d’un phénotype recensé chez moins de cinquante personnes dans le monde entier. Je préfère aller droit à ce chiffre plutôt que noyer la réponse sous l’historique du système ABO, parce que c’est la première question que tu te poses en tapant ce mot-clé dans un moteur de recherche. Tu vas donc trouver ici la hiérarchie complète, du groupe le plus courant au plus rare, avec les chiffres qui comptent vraiment pour toi.

Quel est le groupe sanguin le plus rare au monde ?

La réponse courte : le Rh-null, surnommé le sang doré, tient le record absolu de rareté. Moins de cinquante porteurs ont été recensés dans le monde depuis sa découverte, contre plusieurs centaines de millions de porteurs pour un groupe courant comme O positif. Ce phénotype se caractérise par l’absence totale des antigènes du système Rhésus à la surface des globules rouges, là où la plupart des gens en portent au moins un. Depuis son identification, ce profil n’a été confirmé que dans une poignée de familles à travers le monde, en Australie, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud notamment. Chaque nouveau cas fait l’objet d’un suivi médical particulier, tant la moindre blessure grave expose son porteur à une pénurie de sang compatible.

Bras lors d un don du sang

Ce chiffre mérite d’être nuancé. Si tu restreins la question aux groupes ABO et Rhésus classiques, le titre du plus rare revient plutôt au phénotype Bombay, présent chez environ une personne sur un million. En France, si tu cherches le groupe rare le plus courant parmi les huit combinaisons ABO-Rhésus usuelles, c’est l’AB négatif qui occupe cette place, à égalité avec le B négatif, chacun représentant 1 % de la population.

Concrètement, un groupe est qualifié de rare quand il concerne moins d’un pour cent de la population, ou quand la probabilité de trouver un donneur compatible tombe sous un seuil critique pour les stocks. Cette définition n’est pas universelle : un centre de transfusion parisien et un centre rural n’ont pas la même tension sur leurs réserves, même pour un groupe identique. C’est aussi pour cette raison qu’un groupe jugé rare dans un pays peut sembler courant dans un autre, selon la taille et la diversité de sa base de donneurs.

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Pourquoi cette distinction compte pour toi ? Un porteur de Rh-null ou de phénotype Bombay ne peut recevoir de sang que d’un donneur du même profil, ce qui complique chaque transfusion. Un porteur d’AB négatif, lui, profite d’un système ABO classique et de solutions de compatibilité plus larges, même si les réserves de son groupe sont fines à gérer pour les banques de sang.

Comment fonctionne un groupe sanguin, entre système ABO et Rhésus ?

Ton groupe sanguin dépend de molécules présentes à la surface de tes globules rouges, appelées antigènes. Le système ABO, découvert par le médecin Karl Landsteiner en 1901, distingue quatre groupes : A, B, AB et O. Si tu portes l’antigène A, ton organisme produit des anticorps anti-B, et inversement. Le groupe O ne porte aucun des deux antigènes, ce qui explique son statut particulier pour les transfusions.

En 1940, Landsteiner et Alexander Wiener identifient un second système, le facteur Rhésus, selon la présence ou l’absence de l’antigène D. Tu es Rhésus positif si tu le portes, négatif sinon. Combine les deux systèmes et tu obtiens les huit groupes sanguins que tu connais probablement déjà : A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+ et O-. Ton groupe est héréditaire et ne change pas au cours de ta vie, sauf après une greffe de moelle osseuse.

Dans les faits, il existe bien davantage que ces huit combinaisons. On recense aujourd’hui 48 systèmes sanguins distincts dans le monde, au-delà de l’ABO et du Rhésus : Kell, Duffy, Kidd, MNS et une longue liste de variantes plus discrètes. Cette diversité cachée explique pourquoi deux personnes du même groupe ABO peuvent malgré tout déclencher une réaction immunitaire lors d’une transfusion répétée, une situation fréquente chez les femmes enceintes qui développent des anticorps pendant leur grossesse.

Ce mécanisme de transmission suit les lois de l’hérédité identifiées par Mendel au dix-neuvième siècle : tu reçois un allèle de chaque parent, et certaines combinaisons dominent sur d’autres. Deux parents de groupe A peuvent avoir un enfant de groupe O, si chacun porte une version silencieuse de l’allèle O. Ce mécanisme explique pourquoi un groupe rare comme AB négatif demande la rencontre de plusieurs conditions génétiques précises, transmises sans lien avec la couleur des yeux ou la taille. Le hasard de la reproduction joue un rôle plus grand que l’origine géographique dans la fréquence d’un groupe au sein d’une famille.

Répartition des groupes sanguins en France : quels chiffres ?

Voici la photographie actuelle de la population française selon son groupe sanguin. Le A+ domine largement avec 38 % des Français, suivi de près par le O+ et ses 36 %. À l’autre bout de l’échelle, AB- et B- ferment la marche avec 1 % chacun.

Groupe sanguin Part de la population française Statut
A+ 38 % Le plus courant
O+ 36 % Très courant
B+ 8 % Courant
A- 7 % Courant
O- 6 % Rare et précieux
AB+ 3 % Rare
B- 1 % Très rare
AB- 1 % Très rare

Cette hiérarchie n’est pas figée dans le marbre : la fréquence de chaque groupe varie fortement selon les populations et les continents. Le groupe B, par exemple, domine bien davantage en Asie qu’en Europe de l’Ouest, tandis que le Rhésus négatif culmine chez les populations basques, où il dépasse 25 % dans certaines études. En France, ces variations pèsent peu sur les statistiques nationales, mais elles expliquent pourquoi une banque de sang locale peut manquer d’un groupe qui paraît pourtant courant ailleurs dans le pays.

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Un simple prélèvement confirme ton groupe, un peu comme le dosage sanguin prescrit pour vérifier un taux de CPK après une douleur musculaire. Le tien figure normalement déjà sur ton carnet de santé depuis ta naissance, et tu peux le retrouver via ton espace donneur si tu as déjà donné ton sang une fois.

Mis bout à bout, ces chiffres racontent une histoire simple : le Rhésus négatif, tous groupes confondus, ne concerne que 15 % des Français. C’est ce sous-ensemble qui pose le plus de difficultés d’approvisionnement pour les banques de sang, bien avant qu’on parle de phénotypes ultra-rares comme Bombay ou Rh-null.

Cette vidéo reprend la mécanique des antigènes en image, utile si les pourcentages ci-dessus te semblent encore abstraits. Garde en tête l’idée centrale : plus un groupe est rare, plus sa recherche mobilise de temps en cas de transfusion urgente.

Donneur universel, receveur universel : qui peut recevoir quoi ?

Le donneur universel pour les globules rouges, c’est le groupe O négatif. Ses globules ne portent ni antigène A, ni B, ni D : ils passent partout, quel que soit le groupe du receveur. À l’inverse, le receveur universel est le groupe AB positif, capable d’accepter du sang de n’importe quel donneur sans réaction de rejet.

  • Un donneur O- peut donner à tous les groupes, un atout de poids pour les urgences.
  • Un receveur AB+ peut recevoir de tous les groupes, sans restriction ABO ni Rhésus.
  • Pour le plasma, la logique s’inverse : ce sont les donneurs AB qui sont universels.
  • Le don de plaquettes suit une troisième logique, indépendante du groupe : tout repose sur ta concentration en cellules plaquettaires.
  • Un receveur O ne peut recevoir que du sang O, ce qui limite fortement ses options.

Pince à perfusion en milieu médical

Un don de plaquettes recueille entre 300 et 700 milliards de cellules, largement au-dessus de ce qu’apporte un don de sang classique, et sert notamment aux patients sous chimiothérapie. Cette asymétrie entre les trois types de dons explique pourquoi les campagnes insistent autant sur le O négatif. Comme pour un test cardiaque tel que le NT-proBNP, le résultat d’un groupage sanguin ne varie jamais dans le temps : une fois déterminé, il sert pour toute la vie. Si tu es enceinte et Rhésus négatif, sache qu’une recherche d’agglutinines irrégulières, la RAI, est demandée systématiquement pour anticiper une incompatibilité avec le sang du bébé.

Cette alchimie des compatibilités ne s’arrête pas à l’ABO et au Rhésus. Le système Kell, par exemple, complique parfois la recherche d’un donneur pour les patients transfusés à répétition, comme certaines personnes atteintes de drépanocytose. Plus les transfusions s’accumulent, plus le corps développe d’anticorps contre des antigènes secondaires, ce qui réduit peu à peu le nombre de donneurs réellement compatibles. Dans ces situations, un groupe rare associé à un profil Kell particulier peut transformer une simple transfusion en recherche complexe, parfois élargie à l’échelle nationale.

En France, la fameuse carte de groupe sanguin plastifiée n’a plus de valeur officielle depuis la fin des années 2000, mais beaucoup de laboratoires continuent de la délivrer après deux déterminations concordantes. Elle a l’avantage d’être facile à glisser dans un portefeuille, même si elle ne remplace jamais un contrôle réalisé en amont d’une transfusion réelle.

Pourquoi la rareté d’un groupe sanguin complique une transfusion ?

Voilà l’angle que les articles sur le sujet laissent souvent de côté : ton groupe sanguin ne se limite pas à une question de compatibilité transfusionnelle, il peut aussi renseigner sur certains risques de santé. Une étude de l’INSERM menée en 2014 auprès de 82 104 femmes de la cohorte E3N, suivies pendant dix-huit ans, montre un risque de diabète de type 2 plus faible chez les femmes de groupe O que chez celles de groupe A, B ou AB. Je trouve cette donnée plus utile au quotidien que la simple liste des raretés statistiques, parce qu’elle te concerne même si ton groupe est parmi les plus courants.

⚠️ Un groupe rare n’est pas qu’une curiosité de labo : lors d’une hémorragie sévère, ou après une réaction allergique grave par exemple, trouver un donneur compatible peut prendre bien plus de temps que pour un groupe courant.

Poche de sang après un don

Je ne te conseille pas de paniquer si tu es AB- ou B- : ces groupes fonctionnent très bien dans le système classique de compatibilité. Ce que je te conseille, c’est de connaître ton groupe précisément, de le noter quelque part accessible, et de ne jamais improviser une réponse approximative face à un soignant. La HAS encadre précisément les protocoles de groupage et de RAI dans les établissements de santé, justement pour éviter ce genre d’approximation.

💡 Une astuce simple : demande systématiquement une copie écrite de ton groupage après une prise de sang ou un don. Tu évites de le redéterminer à chaque hospitalisation.

Sur le plan infectieux, méfie-toi des raccourcis qui circulent depuis la pandémie. Les travaux publiés sur le lien entre groupe O et protection contre le SARS-CoV-2 décrivent des associations statistiques, pas une garantie individuelle. Aucun groupe sanguin ne dispense des gestes de prévention de base, quelle que soit sa rareté ou sa fréquence.

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Si un doute persiste sur ton profil, ou si un professionnel de santé évoque une incompatibilité lors d’une grossesse ou d’une intervention programmée, la meilleure décision consiste à en discuter directement avec ton médecin ou la structure de don la plus proche. Je le dis sans détour : aucun article, aussi précis soit-il, ne remplace un avis médical individualisé face à un résultat de groupage inhabituel.

Sais-tu si ton groupe est rare ? Trois étapes pour vérifier

Étape 1 / 3

Ressors ta carte de groupe sanguin ou ton carnet de santé : le résultat ABO et Rhésus y figure noir sur blanc.

Étape 2 / 3

Pas de carte sous la main ? Une prise de sang de contrôle ou ton prochain don confirme ton groupe en quelques jours.

Étape 3 / 3

Si tu portes un groupe rare comme B négatif ou AB négatif, signale-le lors de ton prochain don : ton profil intéresse en priorité les patients les plus difficiles à approvisionner.

FAQ sur le groupe sanguin le plus rare

Le sang doré, qu’est-ce que c’est exactement ?

C’est le surnom du Rh-null, un phénotype qui ne porte aucun antigène du système Rhésus. Moins de 50 personnes dans le monde en sont porteuses connues, ce qui en fait le groupe sanguin le plus rare recensé à ce jour.

Le donneur universel est-il O positif ou O négatif ?

C’est le O négatif qui est universel pour les globules rouges : il se transfuse à tous les groupes, quel que soit leur Rhésus. Le O positif, lui, ne convient qu’aux receveurs Rhésus positif, soit environ 85 % de la population française.

Quel groupe sanguin les banques du sang recherchent-elles le plus ?

Le O négatif domine la demande pour les urgences, car il convient à tous les patients. La HAS recommande aussi de maintenir des stocks suffisants pour chaque groupe rare, afin de couvrir les besoins des patients au profil identique.

Le A positif fait-il partie des groupes rares en France ?

Non, c’est l’inverse : le A+ est le groupe le plus répandu, avec 38 % de la population française. Les groupes véritablement rares sont le B- et l’AB-, à 1 % chacun.

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